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Les combinaisons de trios sont intéressantes. Pour moi, si je vois un joueur doté d’un potentiel offensif promu sur le premier trio, il justifie ma réflexion et je vois une lueur d’espoir.

Ceci affecte rarement mon intuition par rapport à la performance d’un joueur au cours d’une saison.

Dans l’univers volatile des poolers, plusieurs participants changent leur opinion aussi souvent qu’un entraîneur change ses trios. Avec certains entraîneurs, ceci pourrait dire essayer d’obtenir désespérément un joueur et l’échanger aussi vite avec le même désespoir – avant la fin de la première période!

 



Alors qu’il a quelques duos qui vont jouer la majorité de la saison ensemble - Anze Kopitar/Dustin Brown, Ryan Getzlaf/Cory Perry, Derek Roy/Thomas Vanek, Jarome Iginla/Daymond Langkow, Pavel Datsyuk/Tomas Holmstrom, Shawn Horcoff/Ales Hemsky, Patrick Elias/Brian Gionta, Doug Weight/Bill Guerin, Jason Spezza/Dany Heatley, Daniel Briere/Simon Gagne, Vincent Lecavalier/Martin St. Louis, Daniel and Henrik Sedin, Alex Ovechkin/Nicklas Backstrom viennent à l’esprit, le troisième membre de la troïka change souvent. Le deuxième trio et un membre du troisième trio changent souvent de position aussi. Ce que vous obtenez est cinq joueurs qui peuvent alterner sur les trois premiers trios et deux joueurs qui demeurent sur le premier trio.

Réagir à ces changements est-il une bonne façon de gérer votre alignement?

Du tac au tac, pouvez-vous penser à quelques combinaisons de trios qui ont eu un impact sur la production finale d’un joueur? Regardez les 30 meilleurs marqueurs l’an dernier. Qui ne devrait pas être là? Mike Ribeiro, Jason Pominville et Alex Kovalev étaient des surprises. Est-ce que ces joueurs ont été prolifiques à cause de leurs compagnons de trios? Ou ont-ils rendu leurs compagnons prolifiques? Si vous changez Brendan Morrow pour Loui Eriksson, est-ce que Ribeiro aurait eu 10 points de moins? Non. Est-ce qu’Eriksson aurait eu 10 points de plus? Encore, non.

Par contre, si je découvre qu’un tel changement eut été fait au cours d’une partie, ceci renforce mon opinion d’Eriksson. Ça renforce mon opinion qu’il a du potentiel à cet endroit. Mais c’est tout ce que cela fait.

Allez-vous soudainement repêcher Tyler Kennedy s’il se retrouve à l’aile de Sidney Crosby? Si oui, pourquoi? Si tout ce que Petr Sykora peut faire est jouer avec Evgeni Malkin et récolter 63 points, pourquoi est-ce que Kennedy qui joue une partie avec Crosby vous excite?

Dans une ligue de rôtisserie, il vaut peut-être un rappel d’un match, mais à long terme, cette nouvelle ne devrait pas avoir d’impact pour vous. Si vous prévoyez 35 points pour Kennedy cette saison et qu’il se retrouve par hasard à jouer en permanence avec Crosby (impossible, Michel Therrien change ses trios trop souvent, mais suivez-moi sur ce point), est-ce que vous hausseriez son potentiel à plus de 45 points?

Le point ici est que les combinaisons de trios n’ont aucune incidence dans les pools de hockey, généralement, autrement que pour des périodes d’une ou deux parties. Oui, Jonathan Cheechoo a eu 25 points de plus qu’il aurait du obtenir il y a quelques années lorsqu’il a été implanté avec Joe Thornton. Même chose pour Chris Clark et Alex Ovechkin, mais combien d’autre cas pouvez-vous nommer?

Alors, pourquoi le courriel que j’ai reçu le plus lors du dernier mois concernait les combinaisons de trios dans mon Guide des Poolers? Pourquoi la demande populaire a-t-elle réquisitionné la section combinaisons de trios dans DobberHockey?

Voici quelques “pour et contres” concernant les combinaisons de trios dans la LNH.

CONTRE
-    Laisser une combinaison de trio mener la direction de votre équipe.
-    Ajouter plus de 10 points à la projection finale d’un joueur sans tenir compte dans quel trio vous l’avez vu pratiquer. Même s’il a eu trois points dans la dernière partie.
-    Courir après un joueur à cause que vous l’avez vu pratiquer sur le premier trio hier.
-    Vous fâcher ou vous frustrer à cause d’une combinaison de trio
-    Critiquer quelqu’un pour rapporter une combinaison de trio, alors que vous avez vu une combinaison différente dans la troisième période de la dernière partie. Attendez quelques jours – vous allez avoir tort tous les deux lorsque les trios vont de nouveau changer.
-    Vous fâcher contre une vedette lorsque l’entraîneur met deux jambons sur son trio. Les vedettes vont produire peu importe.
-    Dévaluer la valeur d’un joueur s’il est sur le troisième trio si ce joueur produit dans une certaine tranche de points. S’il obtient de 50 à 60 points depuis trois ans, alors il aura 50 à 60 points cette année. Le meilleur exemple est Jeff Carter. Plusieurs l’ont dévalué dans des pourparlers d’échange à cause qu’il est un « joueur de troisième trio ». Mais, il a joué plus de 20 minutes par partie dans les séries et joue autant cette année. Ne classez pas par trio, mais par temps de jeu.

POUR
-    Hausser votre opinion d’un espoir si l’entraîneur lui donne du temps sur le premier trio avec une vedette. Indépendamment du succès ou de l’échec de l’audition, vous pouvez maintenant vous rassurer, l’entraîneur pense comme vous – le jeune a un futur en tant que joueur prolifique.
-    Surveiller le temps de jeu et non pas les compagnons de trio. Si un espoir joue sur le quatrième trio, mais obtient du temps sur le jeu de puissance et joue plus de 15 minutes, il devrait monter en valeur à vos yeux à court terme.
-    Prenez une note subconsciente si un centre migre à l’aile sur un autre trio si vous êtes dans une ligue de rôtisserie.
-    Surveiller si vos jeunes joueurs sont coincés sur le quatrième trio et obtiennent neuf minutes par partie. S’il obtient 20 points cette saison, ne le dévaluez pas. Par contre, s’il obtient 20 points alors qu’il joue 15 minutes par partie – alors vous pouvez le dévaluer.
-    Surveiller si un joueur joue 15 minutes sur le premier trio une partie et est laissé de côté la suivante. Il a eu sa chance et n’en obtiendra peut-être plus à l’avenir. Par contre, s’il joue huit minutes et est ensuite laissé de côté - il n’a jamais vraiment eu sa chance et elle pourrait toujours se présenter.

Mettre trop d’emphase  sur les combinaisons de trios est comme faire du zèle et ce n’est pas toujours bon. Parfois, la meilleure chose à faire est faire un pas en arrière et avoir une vue d’ensemble – c’est-à-dire, une vision « globale » et non pas une vision « locale ».

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